Cette rubrique du site est l’occasion pour moi de communiquer directement et personnellement avec vous sur mes activités, mon intimité, ce que je pense et ressens à propos d’une variété de sujets. Mes romans sont très importants pour moi, mais je fais aussi bien d’autres choses qui me tiennent à cœur. J’ai une passion pour l’art contemporain et la mode, je voyage entre ma vie parisienne et ma vie californienne. J’ai neuf enfants qui sont grands maintenant, et la plus jeune vit toujours avec moi. Nous passons de très bons moments ensemble, mais je m’intéresse aussi profondément aux questions qui les préoccupent. Peut-être que vous et moi partageons les mêmes opinions et les mêmes inquiétudes, peut-être que nous avons connu les mêmes succès et les mêmes peines, peut-être que nous avons le même sens de l’humour. Le rire m’aide définitivement à tenir bon face aux difficultés de l’existence. J’espère que nous pourrons rire un peu ensemble sur ce site. Merci de partager cet espace très spécial avec moi.

  • Ce à quoi je tiens le plus : mes enfants. Ils sont, et ont toujours été, toute ma vie. Lorsqu’ils étaient plus jeunes, j’étais mère le jour et j’écrivais la nuit. J’ai eu mon premier enfant (ma fille Beatrix) à dix-neuf ans et j’ai rédigé mon premier roman la même année. J’ai cinq filles et quatre fils. Je leur consacre énormément de temps, ils sont la lumière de ma vie. Cela ne signifie pas que nous n’avons pas vécu de moments difficiles. Tout le monde en a. Mais le bonheur qui nous unit l’emporte largement sur les soucis et les peines. J’ai passé des milliers d’heures à les conduire à droite et à gauche, j’ai assisté aux matchs de foot, j’ai accompagné cinq petites filles à leurs cours de danse classique pendant des années, j’ai embarrassé mon fils en l’acclamant trop fort à ses rencontres de lacrosse. J’ai essayé d’être présente pour eux lors des jours difficiles, quand ça n’allait pas, et ce que je déteste le plus, maintenant qu’ils sont plus âgés, c’est que je ne peux pas tout « régler ». Je ne peux pas embrasser leurs bobos lorsqu’ils se sont fait mal. Je ne peux pas dire aux gens de se montrer gentils avec eux ni les protéger contre les souffrances et les déceptions de la vie. Je ne souhaite que leur bonheur, qu’ils soient en bonne santé et en sécurité. Mais aussi grand que soit l’amour que je leur porte, je ne peux rien promettre. Et je hais ce sentiment. Je chéris le temps que nous passons ensemble. Nous nous rendons souvent visite et nous sommes très proches. Ils viennent très régulièrement chez moi (je déteste ne plus les avoir à la maison et j’aimerais tant pouvoir remonter le temps. Si seulement j’en avais le pouvoir !). Nous profitons des jours fériés pour nous retrouver, nous partons en vacances ensemble. La chose la plus dure qu’il me soit arrivée est, comme nombre d’entre vous le savent, le décès de mon fils Nick, lorsqu’il avait dix-neuf ans. Il a souffert d’un trouble bipolaire toute sa vie. C’était un enfant extraordinaire, et nous l’aimions tous. Il s’est suicidé et ce fut un drame atroce pour nous tous, mais je pense que cela nous a rapprochés et nous a rendus encore plus reconnaissants d’être ensemble. Il nous manque toujours. Énormément. La perte d’un être cher ne s’oublie pas, mais on apprend à vivre avec, comme un amputé apprend à vivre avec un membre en moins. Nous avons tous essayé d’aller de l’avant, de mener une vie qui ait du sens. Nous avons créé deux associations en sa mémoire, une pour les personnes souffrant de maladies mentales et une pour les sans-abris. Ces fondations sont également engagées dans la lutte contre la maltraitance des enfants et le suicide. J’ai écrit un livre sur Nick, intitulé Un rayon de lumière. Et un autre à propos des actions que j’ai menées pendant onze ans pour aider les SDF, Offrir l’espoir (mon fils ne s’est jamais retrouvé à la rue, mais cette cause le touchait énormément.)

 

  • J’ai la chance d’avoir une belle carrière. Je travaille dur, et ce depuis toujours. À une époque, lorsque j’avais très peu d’argent, j’occupais trois emplois et écrivais la nuit. Mon premier roman, rédigé lorsque j’avais dix-neuf ans, a trouvé un éditeur. Mes cinq livres suivants n’ont pas été publiés. Puis j’ai écrit une « novélisation », c’est-à-dire que j’ai adapté un scénario de film en roman. Cet ouvrage a rencontré un franc succès, et ma carrière a lentement décollé. La route a été longue. Avant de pouvoir vivre de ma plume, j’ai été professeure de français et d’écriture créative, j’ai travaillé dans la publicité (pour Supergirls à New York et Gray Advertising à San Francisco) et j’ai aussi été traductrice. Mes débuts en tant qu’écrivain m’ont appris l’importance de la persévérance (perdre mon fils Nick a été un autre type d’enseignement, sur l’amour et le courage). Cependant, d’après mon expérience, on s’en sort toujours à force de ténacité. Je dis souvent aux nouveaux auteurs que si j’avais abandonné après le refus de mon deuxième, troisième, quatrième ou même de mon cinquième ou sixième livre, je n’aurais jamais eu la carrière que j’ai aujourd’hui. Mon septième roman a finalement été vendu. Alors, peu importe la situation, tenez bon. Pour citer Winston Churchill : « N’abandonnez jamais. Jamais, jamais, jamais. » C’est un excellent conseil, qui s’applique aussi bien aux relations amicales et familiales qu’au travail.

 

  • J’adore écrire, ce qui est une bénédiction. J’ai tenu mes enfants à l’écart de cet aspect de mon existence car je ne voulais pas que mon travail, et plus tard ma notoriété, empiètent sur leur vie. Je ne donnais jamais d’interviews, ne faisais jamais la promotion de mes livres à renfort de publicités ou de tournées, et je me suis toujours montrée très discrète. Je fais très peu d’interviews, même maintenant. Mes enfants me soutiennent. Je respecte leur choix de poursuivre une carrière dans la mode, les affaires, le Web ou le cinéma. Quant à mon aînée, elle est assistante sociale dans un service d’oncologie pédiatrique, un travail inestimable.

 

  • J’ai écrit plus d’une centaine de livres – cent-quatre-vingt-treize à ce jour.  Je suis publiée dans à peu près cinquante pays et traduite dans quarante-cinq langues. J’ai un rythme de six ou sept parutions par an et je travaille sur plusieurs ouvrages en même temps, jusqu’à cinq parfois. Cela semble fou, mais cette méthode me convient. Un peu comme elle conviendrait à un artiste qui a plusieurs peintures en cours. Il faut savoir jongler. Mais j’adore ça, et je m’efforce de varier les genres de mes livres ; j’écris des romans historiques et des romans aux thèmes contemporains, des romans qui se penchent sur des problèmes ou des tragédies et qui explorent leurs conséquences sur une vie. Mes livres se déroulent dans des secteurs et des domaines particuliers. J’apprends beaucoup en les rédigeant. J’écris des romans drôles et joyeux également. Parfois, j’éclate de rire en pleine rédaction, ou je pleure lorsque j’arrive à un moment triste. Si vous riez ou pleurez lorsque vous lisez mes romans, vous pouvez être sûrs que j’ai eu la même réaction en les écrivant. Je suis également l’auteure d’ouvrages de non-fiction, de poèmes et de livres jeunesse (j’en ai publié près d’une vingtaine, dont une série illustrée par Kristi Valiant qui met en scène ma chihuahua blanche Minnie). Comme j’aime m’investir dans les différents domaines de la création et m’essayer à de nouvelles choses, j’ai écrit il y a quelques années des paroles de chanson avec un groupe de compositeurs français. Nous écrivions en français et en anglais. Nos morceaux sont disponibles sur iTunes et sur Amazon, notamment regroupés dans un album intitulé Love Notes.

 

  • J’ai partagé quasiment toute ma vie entre mes enfants et mon activité d’écrivain. Mais malgré mon emploi du temps chargé, j’ai d’autres passions : l’art et le design. J’ai fréquenté des écoles françaises pendant toute ma scolarité jusqu’au lycée, puis j’ai intégré l’université de New York et la Parsons School of Design. J’ai suivi une formation de couturière, mais je n’ai jamais travaillé dans la mode. Je suis quand même restée une mordue de design. J’adore le stylisme et m’adonne à la décoration d’intérieur dès que j’en ai l’occasion, pour moi-même, pour mes enfants ou mes amis. Imaginer l’intérieur d’une maison ou d’un appartement et le voir prendre forme est tellement passionnant ; c’est un peu comme réaliser un rêve. Je ne m’en lasse jamais. D’un point de vue professionnel, après l’écriture, c’est sûrement ce que je préfère ; puis viennent l’art et la mode.

 

  • J’ai possédé une galerie d’art contemporain pendant quatre ans. J’y exposais le travail d’artistes émergents. J’adorais ça. J’ai commencé lorsque mes premiers enfants sont partis pour la fac parce que je pensais que cette activité me changerait les idées. Je me suis tellement amusée ! Je voulais vendre des œuvres à un montant raisonnable pour que des jeunes collectionneurs, ou n’importe qui d’autre, puisse les acheter. L’argent ne devrait pas rendre l’art inaccessible ; au contraire, l’art devrait pouvoir être apprécié par tous. Malheureusement, il est difficile de joindre les deux bouts lorsque l’on vend des œuvres à prix raisonnable. Aussi, après quatre ans, j’ai dû fermer ma galerie, d’autant que je passais de plus en plus de temps en France. Mais j’ai gardé le contact avec beaucoup d’artistes.

 

  • Je possède deux cultures, française et américaine. J’ai grandi en France et aux États-Unis et suis bilingue. Je parle aussi espagnol et italien. Lorsque mes enfants sont partis pour la fac, je suis retournée vivre une partie de l’année à Paris ; je fais régulièrement le voyage pour les voir. Paris est une ville magnifique. On peut y faire tant de choses et la vie culturelle y est si riche. C’est mon foyer. Au quotidien, j’utilise une machine à écrire Olympia de 1946, et je réserve mon ordinateur à la consultation de mes mails. Je ne me débrouille pas bien du tout avec les nouvelles technologies. Parmi les domaines dans lesquels je ne suis pas douée, il y a aussi la cuisine. Je suis médiocre, même si j’aime cuisiner occasionnellement (mes invités n’apprécient sûrement pas mes plats, en revanche). Contrairement aux standards de beaucoup d’Américains (qui eux le sont passionnément), je ne suis pas du tout sportive, je ne vais pas à la salle de sport. Et j’ai du mal à me détendre, à prendre des vacances, à ne rien faire. Je préfère m’occuper. Élever neuf enfants m’a rendue capable de faire plusieurs choses en même temps, et je me sens vite fébrile si je n’ai aucune tâche en cours. Lorsque j’ai du temps à moi, je nettoie une armoire ou un frigo, je fais des collages. Et si je dois me « détendre », je lis ou je cède à mon envie d’écrire un nouveau roman ! Elle ne me quitte jamais.

 

  • Dans ma famille, nous sommes quasiment tous des amoureux des chiens et nous en possédons de races très différentes. J’ai d’ailleurs écrit un ouvrage à propos des animaux que nous avons eus. Il contient aussi des conseils et des photos. Intitulé Un pur bonheur, il a été publié en 2014.

 

  • Je suis divorcée, et finir seule n’a jamais été dans mes plans. Je crois dur comme fer que lorsque l’on décide de franchir le cap du mariage, il faut être prêt à s’investir pour faire durer son couple. Malheureusement, parfois, on n’y peut rien. J’ai été mariée au père de huit de mes enfants pendant dix-sept ans et à mon époux suivant pendant huit ans. Je ne pense pas que l’être humain soit fait pour vivre seul, car cela signifie n’avoir personne pour partager ses joies ou ses peines. Il n’y a rien de plus merveilleux que d’être la moitié d’un couple sain où chacun fait des efforts de partage.

Et voilà ! Vous savez tout sur moi et sur mon parcours.